Exemple de Structure de l'explication de texte

Publié le par Prof

BAC PHILO : Exemple de méthode pour l’explication de texte
 
Voilà comment je procède quand j’ai à expliquer un texte.
 
Procédé en 2 phases :
Phase A : Préparation
Phase B : Rédaction
 
 
Phase A : Préparation
 
  1. Lire 3 fois le texte : 1 fois pour découvrir, une 2ème pour comprendre et entourer les termes de liaison et une troisième fois pour vérifier que ma compréhension est bonne.
 
Astuce : Pour mettre en valeur l’essentiel, j’utilise des surligneurs de couleurs : en jaune  je souligne la problématique, en rose ou orange les notions à définir et la thèse, en bleu les arguments et en vert les exemples.
 
  1. Du repérage à l’analyse : je cherche la matière principale du texte et la forme.
 
Contenu sémantique = De quoi ça parle ? Sens de ce qui est dit
 
Structure logique = Comment l’auteur organise-t-il sa réflexion ?
  1. Je recherche les indices des notions principales
Ex : je vois apparaître 5 fois le terme bonheur et plusieurs autres mots appartenant au champ lexical du bonheur
Les autres notions apparaissent moins souvent…j’en déduis ainsi le thème principal du texte
  1. Je cherche le plan du texte.
 
Très souvent en philo : la structure obéit à ce schéma :
a)      Hypothèse (opinion commune, préjugés….)
b)      Objection (critique de l’hypothèse)
c)      Thèse : réponse de l’auteur
 
Bien sûr il n’y a pas d’ordre de présentation : le texte peut commencer par : je pense que parce que….et l’opinion a tort de croire que…
 
  1. Mais à partir de ces indices, je dois définir la conception (du bonheur) de l’auteur …
Etant donnés la présence de termes péjoratifs, je suis mis sur la voie….et je dois préciser encore : le sens que prend le thème pour l’auteur (et non pour moi). Quelle est sa philosophie (de telle notion : ex du bonheur ?)
 
Justement , je peux ainsi caractériser
la démarche singulière de l’auteur
(quels sont ces procédés littéraires, ses figures de styles, ses stratégies….j’analyse ainsi la manière dont l’auteur parle des notions) 
l’intérêt philosophique du texte : qui consiste toujours à filtrer nos représentations, à tester la fiabilité d’une hypothèse. C’est donc la structure logique qui indique l’intérêt philosophique.
Et l’opposition entre l’hypothèse et la thèse c’est ce qu’on appelle la PROBLEMATIQUE : un conflit d’interprétation ou de valeur
 
 
  1. Organiser l’introduction :
 
Evitez les amorces trop générales et inutiles : rentrez directement dans le vif du sujet. Ou alors indiquez sommairement le contenu sémantique du texte ( thème et définition du thème)
 
L’essentiel de ce qui doit apparaître c’est
 
  1. La problématique :
 = le conflit d’interprétation ou de valeur entre une hypothèse et la thèse de l’auteur…pour les textes polémiques ( c’est-à-dire la plupart) ou encore la difficulté : ce qui résiste à la réflexion
  1. La thèse de l’auteur :
= Réponse au problème
  1. L’originalité de la démarche  de ce texte là et l’intérêt philosophique ( l’utilité, la valeur critique…)
 
 Cette première phase peut aisément vous prendre 1 heure, c’est normal.
 
 
PHASE B : REDACTION
 
 Voilà, le plus souvent, la manière dont j’organise mes analyses :
 
N.B : Si j’ai découvert 3 parties dans le texte, alors mon développement aura 3 parties lui aussi … ( 4 pour 4, 5 pour 5 etc.) Soyez pragmatique, tous les textes n’ont pas le même nombre de parties. Une partie peut être plus courte que les autres (dans le texte), mais il peut y avoir beaucoup à dire…
 
Exemple de structure d’une première partie :
 
I.                   ( exemple : exposé de l’hypothèse qui sera critiquée par l’auteur )
 
Faire une mini intro où vous rappelez la problématique, vous situez le passage à expliquer et fixez les objectifs / : Présenter ce que vous allez faire à votre lecteur pour qu’il sache où il en est
 
Ensuite, je subdivise en deux grandes sous parties :
I.A Explication
I B Critique
 
I.                   A Explication
 
 = Qu’est-ce qui est juste, contestable et dangereux AUX YEUX de l’auteur ?  Cette question permet de porter notre attention sur l’aspect philosophique du texte.
Une fois que j’ai repéré cela : je peux procéder à une étude ordonnée classique comprenant plusieurs phases, plus ou moins développées.
1.      Qu’est- ce qui est dit ?
2.      Comment c’est dit ?
3.      Pourquoi c’est dit ?
4.      ET pour approfondir : définir une notion : expliquer la conception de l’auteur ; illustrer par un exemple etc.
 
 Ces analyses doivent être plus faciles si l’on a pris la peine de bien traiter la phase de préparation au brouillon
 
 
I.                   B Critique
= Qu’est-ce qui est juste, contestable et dangereux CHEZ l’auteur ?  
Là, il s’agit de tester la fiabilité de la thèse de l’auteur, que je considère à mon tour comme une hypothèse et dont je peux tester la résistance !…apporter des objections …
Si je ne vois pas quoi dire, je cherche un peu….et si jamais je n’ai rien à dire alors surtout je n’invente pas 
 
Pour les autres parties je procède de même
je subdivise en deux grandes sous parties :
I.A Explication
I B Critique
 
 
Et la conclusion ?
 
Que m’a appris l’auteur ? Sur quoi m’a-t-il ouvert les yeux ? Quel est l’intérêt philosophique du texte.
J’ai le droit de prendre position si je me justifie…
 
 
 
 Et voilà ! En fait, c’est plus difficile de lire les conseils et plus facile à faire qu’on ne croit… C’est en se jetant à l’eau qu’on apprend à nager : on se fait toute une montagne avant de s’y mettre !
Le tout est de rester prudent !
Ne pas sauter un passage en se disant que le prof ne le verra pas : il le verra ! Ne pas non plus faire comme si on savait et inventer .Non, être honnête et rester prudent : dîtes peut-être…
 
 Souvent, le jour du bac, les textes sont plus simples que ceux vus dans l’année. Bon courage !
 
 
 
 
 
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