Hobbes la croyance méthode pour interpréter un texte
La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut, et il suffit, que l’explication rende compte, par la compréhension précisedu texte, du problème dont il est question.
Presque tous les hommes sont portés par le sentiment de leur propre faiblesse et par l’admiration, en laquelle ils se trouvent ravis des effets de la nature, à croire qu’il y a un Dieu, auteur invisible de toutes les choses que nous voyons et lequel aussi ils craignent, reconnaissant bien qu’ils n’ont pas en eux-mêmes assez de quoi se défendre des dangers qui les environnent. Mais au reste l’usage imparfait de leur raison et la violence de leurs affections empêchent qu’ils ne le servent comme il faut : d’autant que la crainte que l’on a des choses invisibles, si elle n’est conduite par le bon sens, dégénère en superstition. De sorte qu’il était presque impossible aux hommes, dénués de l’assistance de Dieu, d’éviter ces deux écueils, l’athéïsme et la superstition ; dont l’une vient d’une espèce de terreur panique qui se glisse dans l’âme sans écouter la raison et que l’autre nait d’une certaine bonne opinion qu’on a de son raisonnement auquel un petit mélange de crainte ne donne point de retenue.
Hobbes, Le citoyen
Voilà un sujet de bac classique.
Très souvent, les candidats oublient de lire précisément le texte : par ex. "le sentiment de leur faiblesse" devient " leur faiblesse" en oubliant d'analyser le rôel de la conscience. Ou encore, effrayés devant la difficulté de la dernière phrase, ils commentent simplement le premier écueil : la superstition en omettant le deuxième l'athéïsme. Pire, certains présentent Hobbes comme un athée alors même qu'il présente cett position comme un écueil , un mauvais usage de la raison.
Bref, faute d'une ORGANISATION SIMPLE, les candidats au bac ne aprviennent pas à penser la singularité de la démarche de l'auteur.
Une méthode, pourtant simple, éviterait bien des contre-sens : recopier le texte en mettant en relief la structure logique , et en définissant le contenu sémantique.
Je vous propose ici, un exemple.
La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise
Pourquoi persistez-vous à faire comme dans les petites classes une présentation de l’auteur ?
. Il faut, et il suffit, que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte,
Pourquoi êtes-vous encore nombreux à ne pas relever les champs lexicaux, citer le texte, opérer des rapprochements entre les parties pour mieux définir une notion, voire aprfois seulement citer le texte ?
du problème dont il est question.
I.
Presque tous les hommes sont portés
par le sentiment de leur propre faiblesse
et par l’admiration, en laquelle ils se trouvent ravis des effets de la nature,
à croire qu’il y a un Dieu,
auteur invisible de toutes les choses que nous voyons
et lequel aussi ils craignent,
reconnaissant bien qu’ils n’ont pas en eux-mêmes assez de quoi se défendre des dangers qui les environnent.
II.
Mais au reste l’usage imparfait de leur raison et la violence de leurs affections ( l’origine du pb est double : l’usage imparfait de notre faculté de calculer et la dimension sensible, irrationnelle, désordonnée…)
empêchent qu’ ( il faudra donc analyser en quoi il y a entrave)
ils ne le servent comme il faut : ( donc devoir de servir Dieu)
III.
d’autant que la crainte que l’on a des choses invisibles, si elle n’est conduite par le bon sens, dégénère en superstition.
De sorte qu’
il était presque impossible aux hommes, dénués de l’assistance de Dieu,
d’éviter ces deux écueils,
l’athéïsme
et la superstition ;
dont l’une vient d’une espèce de terreur panique qui se glisse dans l’âme sans écouter la raison
et que l’autre nait d’une certaine bonne opinion qu’on a de son raisonnement auquel un petit mélange de crainte ne donne point de retenue.
Hobbes, Le citoyen
Contenu sémantique
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La croyance
La raison
Les passions
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En déduire :
Conception de la religion :
conception de la nature humaine :
Structure logique
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I.
II.
III.
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Le contenu sémantique :
Les différentes formesde croaynce et la nature humaine ( écartelée entre raison source d’ordre et passions source de désordre)
Il faut hiérarchiser les notions présentes. Tableau en 3 croyance, raison, passions
La croyance :
Forme primitive : croyance craintive et admirative en un Dieu puissant, issue de la conscience de la fragile condition humaine
Forme normale : servir Dieu selon les normes
Forme dégradée : superstition et athéïsme.
Vous connaissez bien unc ertain repère : CROIRE S OPPOSE A ….
Dieu : Hobbes est-il athée ou pas ? auteur de la nature : conception chrétienne création.Caractère : invisible. Déjà là faille possible : notiond e création n’est pas universelle, Dieu n’est pas non plus universel Nature n’est pas nécessairement reliée à Dieu
La raison :
Bon usage : retenue, raisonnement,
Mauvais usage :
Opposée à la violence des affections, aux passions
Les passions
La crainte :
Les affections : violentes
L’admiration
La structure logique se déduit des propositions surlignées en gras.
Structure logique : La malédiction de la croyance !
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Origine de la croyance, et du monothéisme
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La croyance normale ( dont la dénaturation annoncée )
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La croyance dégénérée Conséquences inéluctables : Ecueils
La philosophie est une discipline qui teste les failles dans les raisonnements,ou quirelèvent simplemen,t les jugements non fondés.
Dès lors la première question à se poser est de se demander, comme nous l’aons fait en cours : où sont les obstacles à un jugement correct , autrement dit, quel est l’intérêt philosophique, et plsu particulièrement, critique,du texte ?