Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /Août /2009 13:53

 Bonjour,


 Puisqu'à la rentrée, mon lycée disposera d'un service d'intranet, les publications seront affecvtées directement sur le serveur interne.

Je laisserai quelques temps ce blog le temps de transférer les articles.

Peut être ajouterai-je quelques articles sur facebooks...

Bonne route !

Mister L.
Par MISTER L. - Publié dans : Actu
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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 21:12
Source : Le Figaro

cf. attention, le chargement est long, mais ça vaut le détour !

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/06/18/01016-20090618ARTFIG00532-la-dissert-de-philo-de-jean-d-ormesson-.php
Par MISTER L. - Publié dans : Dissertations
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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 21:04
Société 18/06/2009 à 15h40  source : Libération !

«Que gagne-t-on à échanger ? Un supplément d’âme»

LE BAC VU PAR

Le philosophe Vincent Cespedes a planché pour Libération.fr sur un des sujets du bac de philo. Exercice de style totalement libre. Voici sa copie, rendue à 15h42.

18 réactions

Par VINCENT CESPEDES, philosophe écrivain

De mon point de vue, «Que gagne-t-on à échanger?» est le plus beau sujet du Bac philo 2009. Beau parce que poétique (c’est-à-dire faisant trembler nos émotions les plus intimes) et politique (c’est-à-dire faisant trembler le monde).

Le présupposé est facile à déceler: «Nous avons la capacité d’échanger». C’est ce verbe assez mystérieux qu’il faut interroger d’emblée.

On pense tout de suite aux transactions matérielles – troc, argent, biens divers. Puis l’immatériel nous saisit – conversation, dialogue, confidences, apprentissage, mais aussi émotions, tendresse, amour. Point commun : pour qu’il y ait échange, il faut que je prenne et que je donne, autrement dit qu’il y ait transaction entre au moins deux partis, transmission mutuelle. Comment, dès lors, parler de «gain», si la nature même de l’échange est de tendre vers la réciprocité, le donnant-donnant, l’accord des deux parties ? Inversement, si l’échange est déséquilibré, s’il induit une nette différence permettant de parler d’un «gagnant» (victorieux) et d’un «perdant» (lésé), en quoi s’agirait-il encore d’un échange, à proprement parler ?

Une distinction semble ici nécessaire. Dans l’échange matériel, ce que je donne ne m’appartient plus, je le perds au profit de ce que je reçois en contrepartie ; tandis que dans l’échange immatériel, je ne me dépossède pas de ce que je donne. L’échange matériel inverse la possession des choses, change les titres de propriété (cela vaut également pour les flux virtuels de la Bourse) ; l’échange immatériel, en revanche, est un partage. Je ne perds pas le savoir que j’enseigne, l’information que je livre ni la caresse que je prodigue.

Le commerce des biens est une translation négociée, où dans le meilleur des cas chacun ressort «gagnant» quand il atteint ses objectifs – des objectifs quantifiables −, mais où il est coutume d’essayer de sortir plus gagnant que l’autre, voire de l’écraser. Échange d’armes, serait-elles virtuelles ou indexées sur le CAC 40. Échange-combat, fait de pressions, de chantages, de bluff ; «univers impitoyable» à la Dallas, où tout le monde essaie d’être l’arnaqueur en évitant à tout prix d’être l’arnaqué. Charles Fourier (1772-1837) va même jusqu’à dire que «le commerce est en guerre contre tout le corps social, spoliant les classes productives, les gouvernements.» Au bout de cet échange-là, si l’on pousse sans frein sa logique guerrière, il y a l’esclavage et la déshumanisation: que l’on soit riche ou pauvre, personne n’en ressort gagnant. Relisons les magnifiques pages de Benjamin Constant (1767-1830) dans De l’esprit de conquête et de l’usurpation (1814) : «La guerre et le commerce ne sont que deux moyens différents d’arriver au même but, celui de posséder ce que l’on désire. Le commerce n’est autre chose qu’un hommage rendu à la force du possesseur par l’aspirant à la possession. C’est une tentative pour obtenir de gré à gré ce qu’on n’espère plus obtenir par la violence. Un homme qui serait toujours le plus fort n’aurait jamais l’idée du commerce. C’est l’expérience qui, en lui prouvant que la guerre – c’est-à-dire l’emploi de sa force contre la force d’autrui – est exposée à diverses résistances et à divers échecs, le porte à recourir au commerce, c’est-à-dire à un moyen plus doux et plus sûr d’engager l’intérêt des autres à consentir à ce qui convient à son intérêt.»

Le commerce dominateur et sans scrupules partage avec la guerre les mêmes objectifs: non pas l’échange, mais l’appropriation. Et c’est lorsque j’y perds matériellement (en force, en argent) que j’y gagne immatériellement (en expérience, en savoir-faire). L’échange guerrier − commercial ou ouvertement violent – ne constitue un gain en lui-même que dans la mesure où je perds la bataille et j’apprends de mes erreurs. L’adversaire triomphant, lui, a bien tiré profit du conflit sur le plan matériel, mais n’a rien tiré de l’échange en lui-même. Il conquiert l’autre en le niant, passant donc à côté du gain lié à l’acte d’échanger : un gain foncièrement immatériel, qualitatif. Un gain d’humanité.

Ce gain de l’échange en lui-même, indépendant du bénéfice financier, est bien mis en valeur dans la pratique très orientale du marchandage. Discuter un prix, charmer, convaincre, jouer, cela vise bien plus qu’une négociation commerciale, n’en déplaise aux touristes cul-serrés. C’est le plaisir de l’échange pour l’échange, contrairement aux marchands européens qui arnaquent peut-être davantage mais en toute objectivité, puisque leurs prix sont affichés. Discuter un prix sur le marché, c’est d’abord et avant tout discuter. Le gain n’est pas d’abord un profit quantifiable mais une complicité, une énergie transmise, un enthousiasme qui rapproche. Or, ce commerce des âmes, bien plus vital que celui des biens, fait cruellement défaut aux sociétés technocratiques et informatisées. L’écrivain étatsunien Don DeLillo le note avec humour, dans sa pièce Valparaiso (1999) : «Elle a sa console et sa RAM. J’ai mon pauvre petit bout de papier. Mais je veux que quelque chose passe entre nous. Un soupçon d’échange humain. Une nuance.»

Cette «nuance» nous transforme, c’est cela qui est bon, et effrayant. Car échanger, c’est s’échanger. Je dirais même − pour reprendre le concept central de ma philosophie − : «se mélanger». Italo Calvino (1923-1985) l’écrit poétiquement : «La vie n’est qu’un échange d’odeurs».

Oui, c’est de la vie qui s’échange dans l’échange immatériel, y compris les informations prétendument «objectives» dont nous abreuvent les mass media. Qui n’a pas senti dans l’échange quel qu’il soit une certaine «magie qui passe», une «bonne vibration» qui chamboule nos émotions et ancre l’autre dans notre corps, notre cœur, notre mémoire ? La philosophie française, obsédée par l’allemande, a trop longtemps dénigré et méprisé cette expérience singulière et essentielle qui bouleverse tout un chacun.

Pour Julien Offray de La Mettrie (1709-1751), la conversation est un vital appétit d’échange qui «me rend le même service qu’un bon livre, elle relève mon âme, elle nourrit et restaure en quelque sorte un être qui mourrait comme d’inanition : c’est presque rendre la vie à un cadavre.» Dans l’échange philosophique, Socrate délivre les pédants de leurs préjugés et redonne vie à la pensée pétrifiée en dogmes. Dans l’échange pédagogique, le bon maître apprend à l’élève, mais aussi de l’élève : le cheminement de l’apprentissage s’opère par un va-et-vient passionnant. Dans l’échange amoureux véritable (à ne pas confondre avec l’encouplement qui met l’amour sous contrat !), les libertés se renforcent l’une avec l’autre, les horizons s’élargissent en se conjuguant ; les amants mélangent leurs jus et leurs joies dans une intense « percolation ». L’échange humain se décline sur le mode fertile et incontrôlable de la création.

Que gagne-t-on à échanger? – Un accroissement de vie ou, pour le dire autrement : un supplément d’âme. Un essor, aussi infime soit-il, qui déploie et vivifie grâce à l’autre nos désirs, nos rêves, notre identité, nos talents. C’est la leçon qu’Édouard Glissant nous chuchote, depuis sa Caraïbe : «Je peux changer, en échangeant avec l’Autre, sans me perdre pour autant.»

Vincent Cespedes, philosophe, écrivain

auteur de J’aime, donc je suis (Larousse) un cahier de vacances philo sur l’amour.

http://www.vincentcespedes.net/fr/

 

Par MISTER L. - Publié dans : Dissertations
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Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /Juin /2009 12:33
Des dissertations assez difficiles en L, mais un sujet texte, trèa abordable et plaisant à traiter !

« Il n'y a pas de satisfaction qui d'elle-même et comme de son propre mouvement vienne à nous ; il faut qu'elle soit la satisfaction d'un désir. Le désir, en effet, la privation, est la condition préliminaire de toute jouissance. Or avec la satisfaction cesse le désir et par conséquent la jouissance aussi. Donc la satisfaction, le contentement ne sauraient être qu'une délivrance à l'égard d'une douleur, d'un besoin ; sous ce nom, il ne faut pas entendre en effet seulement la souffrance effective, visible, mais toute espèce de désir qui, par son importunité, trouble notre repos, et même cet ennui qui tue, qui nous fait de l'existence un fardeau. Or c'est une entreprise difficile d'obtenir, de conquérir un bien quelconque ; pas d'objet qui ne soit séparé de nous par des difficultés, des travaux sans fin ; sur la route, à chaque pas, surgissent des obstacles. Et la conquête une fois faite, l'objet atteint, qu'a-t-on gagné ? Rien assurément, que de s'être délivré de quelque souffrance, de quelque désir, d'être revenu à l'état où l'on se trouvait avant l'apparition de ce désir. Le fait immédiat pour nous, c'est le besoin tout seul, c'est-à-dire la douleur. Pour la satisfaction et la jouissance, nous ne pouvons les connaître qu'indirectement ; il nous faut faire appel au souvenir de la souffrance, de la privation passée, qu'elles ont chassées tout d'abord. Voilà pourquoi les biens, les avantages qui sont actuellement en notre possession, nous n'en avons pas une vraie conscience, nous ne les apprécions pas ; il nous semble qu'il n'en pouvait être autrement ; et, en effet, tout le bonheur qu'ils nous donnent, c'est d'écarter de nous certaines souffrances. Il faut les perdre pour en sentir le prix ; le manque, la privation, la douleur, voilà la chose positive, et qui sans intermédiaire s'offre à nous. »

Schopenhauer – Le Monde comme volonté et comme représentation

Extrati de PHILOMAG, l'excellent magazien de pHILO


http://philomag.com/fiche-philinfo.php?id=133

Éléments d'introduction.

Bien souvent, lorsque nous voyons se réaliser enfin ce que nous avons ardemment désiré, la satisfaction que nous éprouvons paraît bien minime par rapport à l'intensité du désir qui nous animait. Loin de nous procurer le bonheur, la satisfaction de nos désirs ressemble ainsi davantage à une forme de déception. C'est à ce phénomène que s'intéresse Schopenhauer dans ce texte extrait du Monde comme volonté et comme représentation. Il y explique en effet que nous n'accédons à la satisfaction et à la jouissance qu'indirectement et en réalité négativement, comme annulation de la privation et de la souffrance que représente le désir. Par là, il apporte des éléments de réponse à la question suivante : pourquoi ne parvenons pas à accéder au bonheur même lorsque nous voyons nos désirs satisfaits ? Pourquoi sommes-nous inlassablement soumis à des désirs qui ne semblent pas pouvoir nous rendre heureux et dont nous ne parvenons pourtant pas à nous défaire ? Schopenhauer s'intéresse ainsi ici à cette réalité mystérieuse que constitue le désir, à mi-chemin entre plaisir et souffrance et dont nous avons finalement du mal à déterminer s'il constitue quelque chose de positif ou de négatif dans notre existence.
Il y pourtant bien là un paradoxe : ce que montre ici Schopenhauer, c'est que la satisfaction n'en est pas vraiment une et que, paradoxalement, pour connaître la satisfaction il nous faut « faire appel au souvenir de la souffrance, de la privation passée » (l.14). Plus surprenant encore, il affirme « le manque, la privation, la douleur, voilà la chose positive » (l.19). Comment justifier une telle thèse ? Comment comprendre que la satisfaction ne soit vécue que dans la mémoire des privations vécues ?
Le texte s'organise en trois temps. Dans une première partie, Schopenhauer explique que le désir est synonyme de privation et de souffrance (du début à « … fait de l'existence un fardeau » l.7). Ensuite, il s'emploie à expliquer pourquoi la satisfaction ne nous procure pas la joie que nous pouvions en attendre (de « Or, c'est une entreprise difficile… » l.7 à « … l'apparition de ce désir » l.12). Enfin, dans un dernier temps, il peut conclure sur sa thèse : nous ne connaissons la satisfaction qu'indirectement et seules la privation et la douleur se donnent à nous directement.


Première partie (de « Il n'y a pas de satisfaction… » l.1 à « … nous fait de l'existence un fardeau. » l.7).

Dans cette première partie, Schopenhauer développe l'idée qui va servir de point d'appui à sa thèse : le désir est souffrance.
D'abord, il caractérise la satisfaction. Elle n'est pas immédiate, mais ce que l'on appelle la satisfaction, c'est la satisfaction d'un désir. Nous n'éprouvons pas de satisfaction spontanément, comme sentiment de jouissance qui se donnerait à nous, mais seulement lorsqu'un désir est comblé. Par là, il lie de manière indissociable satisfaction et désir. La satisfaction est satisfaction d'un désir.
Or, qu'est-ce que le désir ? C'est ce qui suit dans le texte (à partir de la ligne 2). Le désir est une privation, qui est « condition préliminaire de toute jouissance » comme nous venons de le voir. Nous appelons jouissance le soulagement éprouvé à voir cesser la privation que constitue le désir. En effet, le désir en lui-même est attente, espoir, dans lequel nous souhaitons prendre possession d'un objet (ou d'un être) qui n'est pas nôtre et dont nous éprouvons le manque. Je ne désire que ce que je n'ai pas. C'est la raison pour laquelle le désir est caractérisé comme souffrance : c'est une privation, un manque dont nous avons conscience et dont nous souffrons.
Il y a donc trois moments à distinguer : le désir comme privation (et donc souffrance), la satisfaction comme moment où ce manque qu'est le désir prend fin parce qu'il est comblé, la jouissance qui est le sentiment éprouvé lors de la satisfaction. C'est sur la nature de ce sentiment que le questionnement porte : est-ce, finalement, du plaisir ou un simple soulagement à voir cesser la souffrance que représentait le désir ?
La suite du texte (à partir de la ligne 4) répond à cette question : la jouissance est en effet soulagement, « délivrance » dit le texte. D'ailleurs, ce soulagement à l'égard d'une souffrance éprouvée est très large, très général. Comme le dit la fin de cette partie, il s'agit bien sûr des souffrances manifestes, conscientes (le désir amoureux), mais aussi de souffrances moins violentes, qui causent des désagréments ou des troubles – ce que nous appellerions une simple « envie » et même, ce qui semble être l'absence de sentiment : l'ennui qui est, en somme, l'alternative au désir. Soit nous désirons et sommes dans l'état de souffrance décrit plus haut, soit nous ne désirons rien et nous sombrons dans un ennui qui est tout autant source de trouble.

Transition. La violence de ce désir qui est souffrance et n'est que souffrance ne devrait-elle pas rendre la jouissance encore plus intense lorsque la satisfaction arrive enfin ?

Deuxième partie (de « Or, c'est une entreprise difficile… » l.7 à « l'apparition de ce désir » l.12).

La seconde partie du texte va s'employer à montrer comment, paradoxalement, la violence du désir, l'intensité des efforts à produire pour le voir satisfait aboutissent à un résultat, littéralement, nul, c'est-à-dire qui n'apporte « rien assurément » (l.10).
Schopenhauer commence par montrer en quoi la satisfaction de cette privation que constitue le désir nécessite d'importants efforts. Le monde matériel et humain interpose de multiples obstacles entre l'objet désiré et moi. Si la satisfaction du désir est prise de possession de l'objet, il faut que je puisse me l'approprier, le faire mien. Il y a donc une dimension matérielle indéniable de cette entreprise et, comme nous le savons bien, elle échoue souvent ou, si elle réussit, c'est au prix d'efforts importants pouvant réduire la distance qui me tenait séparé de l'objet, pouvant surmonter les obstacles qui m'empêchaient d'en prendre possession. Le désir n'est pas un moment passif, mais, au contraire, actif et pénible (« difficile, difficultés, travaux sans fin, obstacles, conquêtes… »). Satisfaire son désir est en réalité défini ici comme un travail au sens de labeur.
Cette description insiste sur le caractère pénible de la satisfaction d'un désir par contraste avec le résultat : que ressort-il de ces efforts, de ce labeur : « rien assurément ». On n'a rien « gagné ». En effet, je n'ai en réalité rien acquis, mais j'ai supprimé une souffrance. La satisfaction est une soustraction et non une addition : elle consiste à supprimer la douleur que représente le désir, mais pas à me procurer quelque chose de plus que ce que j'avais auparavant. Il y a là bien entendu un paradoxe, si l'on définit le désir comme privation et la satisfaction comme une prise de possession de l'objet « manquant », alors ce moment devrait être un moment dans lequel j'acquiers quelque chose. Mais en réalité, le sens de ce phénomène n'est que de supprimer la souffrance.
Ainsi, je retourne en arrière pour revenir à l'état qui précédait le manque. Si on écrit la chronologie des événements, cela donne la chose suivante : état 0 (état initial) – état disons « -1 » (état de désir, de privation) – état « +1 » (moment de la satisfaction où l'objet désiré est obtenu) = état « 0 » (retour au point de départ). Étant revenus à notre point de départ, nous pouvons en effet dire que c'est tout comme si rien n'avait eu lieu !

Transition. Pourtant, même ponctuellement, nous éprouvons une véritable satisfaction lorsque nous obtenons l'objet désiré. À quoi cela tient-il ? Comment Schopenhauer rend-il compte de ce sentiment ?

Troisième partie (de « Le fait immédiat pour nous… » l. 12) à la fin).

Dans cette dernière partie, Schopenhauer conclut en exposant la thèse : la satisfaction est un sentiment réel, mais éprouvé indirectement et pour ainsi dire construit alors que la souffrance est positive, c'est-à-dire immédiate, nue.
Schopenhauer dès le début de cette partie fait la comparaison entre le besoin, la douleur, la souffrance immédiate que constitue la privation et donc le désir et la satisfaction qui est elle, indirecte. Pour éprouver le manque, je n'ai besoin de rien d'autre que de vivre le manque lui-même. C'est pourquoi il évoque le « besoin tout seul » (l.12). Au contraire, la satisfaction est indirecte. Elle ne peut pas être directe, en effet, car elle n'est en elle-même rien, comme nous l'avons vu dans la partie précédente. En revanche, si nous pensons à l'état dans lequel nous étions auparavant, l'état qui précède la satisfaction, cette souffrance qui est « condition préliminaire de toute jouissance » (l.3) alors nous ne pouvons qu'être satisfaits de notre état présent. Satisfaits au sens le plus littéral du terme : c'est-à-dire que nous comparons le présent et le passé, la satisfaction présente et la souffrance passée et nous préférons naturellement notre situation actuelle, par où l'on éprouve cette jouissance indirecte qu'évoque ici l'auteur.
C'est pourquoi, poursuit le texte, nous « n'apprécions pas » les biens que nous possédons. « Il nous semble qu'il n'en pouvait être autrement », expression étrange qui semble signifier que nous considérons comme un dû l'obtention de ce que nous désirions. Cette idée fait sens dans la perspective de ce que nous venons de dire : puisque nous retournons à notre état initial une fois le désir satisfait, nous retournons à notre état pour ainsi dire « normal », ce qui explique que nous éprouvions ce retour au point de départ comme quasiment nécessaire.
Ainsi, Schopenhauer peut conclure : seule la souffrance est positive, non bien sûr qu'elle soit un sentiment agréable, mais elle est positive par opposition à la satisfaction qui est elle indirecte, spéculative et éprouvée par la négative : par l'intermédiaire de la représentation de ce qu'elle n'est pas, de l'état qu'elle supprime.

Éléments critiques.

Schopenhauer s'inscrit dans la tradition de la critique du désir comme souffrance qui asservit l'homme et ne peut le rendre heureux. Voir, par exemple, Platon – Gorgias (tonneaux des Danaïdes).
Il y a d'autres manières, toutefois, d'expliquer l'incapacité du désir à rendre heureux. C'est notamment ce que tente d'expliquer Kant dans Les Fondements de la métaphysique des moeurs : nous ne pouvons dire ce que nous désirons pour être heureux, car le bonheur est un état stable et durable or nous ne pouvons dire à coup sûr ce dont l'obtention nous procurerait un tel bonheur. Ce qui oppose désir et bonheur, c'est aussi la question du temps, et pas seulement la question de la jouissance. Le désir est ponctuel, le bonheur durable (c'est d'ailleurs ce que dit aussi Schopenhauer dans d'autres passages de son oeuvre).
Mais ne peut-on pas, toutefois, s'accommoder de ce désir qui nous habite ? C'est ce que Rousseau dans La Nouvelle Héloïse tente de penser. Il part du même constat que Schopenhauer mais pour montrer qu'il faut prendre acte de notre nature bornée et chercher la jouissance là où elle se trouve : dans l'anticipation et l'excitation de l'imagination que constitue le moment même du désir, qui précède la satisfaction. « Malheur à qui n'a plus rien à désirer ! » s'exclame-t-il ainsi.
Par MISTER L. - Publié dans : Actu
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 21:43

Ce qui me manque, c’est de ne pas être au clair avec-moi-même sur le point de savoir ce que je dois faire. Cela fait partie de ma vocation, de comprendre, de voir ce que la divinité veut que je fase ; il me faut trouver une vérité qui soit la vérité pour moi (car alors seulement que l’homme acquiert une expérience intérieure […]), l’idée pour laquelle je eux vivre et mourir. Et à quoi cela m’avancerait-il de découvrir une vérité soit-disant objective, d’étudier des systèmes de philosophes, et, quand on me demanderait d’en faire des exposés, de trouver des contradictions à l’intérieur de chacun d’eux ; en quoi cela m’avancerait-il de développer une théorie de l’état, et, à partir des détails amassés de côté et d’autre,d e combiner un ensemble, de construire un monde, un monde où je ne vivrais pas, mais que je présenterai aux autres comme un spectacle ; à quoi cela m’avancerait-il de développer la signification du christianisme, d’expliquer beaucoup de phénomènes de détail, si cela n’a pour moi-même et ma vie aucune signification profonde ? Et plus je  pourrais le faire, plus je verrais les autres s’approprier les fruits de ma pensée, plus désolante sera ma situation, semblale à celel des parents que leurpauvreté amène à envoyer leurs enfants loin d’eux, et à  les confier à d’autres. A quoi me servirait que la vérité se tienne devant moi, froide et nue, indifférente au fait que je la reconnaisse ou non, faisant naître en moi plutôt un frisson d’angoisse qu’un abandon confiant ?

Kierkegaard, Journal (1834-1839)

 

Kierkegaard  A quoi sert la vérité ?

 

I.

Le devoir être du devoir, comme vérité personnelle.

 

Ce qui me manque,

 

c’est de ne pas être au clair avec-moi-même sur le point de savoir ce que je dois faire.

Cela fait partie de ma vocation, de comprendre, de voir ce que la divinité veut que je fasse ; il me faut trouver une vérité qui soit la vérité pour moi (car alors seulement que l’homme acquiert une expérience intérieure […]), l’idée pour laquelle je veux vivre et mourir.

 

·         Une connaissance claire du devoir

·         Idée d’une vocation, présupposé chrétien

·         Qu’est-ce qu’une vérité personnelle ? un idéal, un projet de vie ?

·         Que change le fait d’acquérir une expérience intérieure ?

II.  Définition par opposition au système, à la théorie et au dogme…cad à l’objectivité.

 

1)       Et à quoi cela m’avancerait-il de découvrir

 

 

une vérité soit-disant objective

d’étudier des systèmes de philosophes,

et, quand on me demanderait d’en faire des exposés, de trouver des contradictions à l’intérieur de chacun d’eux ;

 

·          Soit-disant : scepticisme de

l’auteur

·         Opposition du système à l’existence, de l’esprit critique à l’incarnation

2)       en quoi cela m’avancerait-il de développer

une théorie de l’état,

et, à partir des détails amassés de côté et d’autre, de combiner un ensemble, de construire un monde, un monde où je ne vivrais pas, mais que je présenterai aux autres comme un spectacle ;

 

·          Valeur de la théorie/expérience

·          L’objectivité suppose l’extériorité…or, la subjectivité a aussi besoin de sens, d’unité…cete unité se vit, elle n’est pas à construire

3)       à quoi cela m’avancerait-il de développer

la signification du christianisme,

d’expliquer beaucoup de phénomènes de détail, si cela n’a pour moi-même et ma vie aucune signification profonde ?

 

·          Opposition du dogme et de la foi

·          Expliquer et comprendre….

·          Multiple/un

·          Superficiel et profond

·          En déduire, un sens de la foi.

III.  Inconvénients de l’objectivité

 

 

Et plus je  pourrais le faire

 

 

plus je verrais les autres s’approprier les fruits de ma pensée, plus désolante sera ma situation,

 

semblable à celle des parents que leur pauvreté amène à envoyer leurs enfants loin d’eux, et à  les confier à d’autres.

 

 

 

·          A nouveau extériorité/ intériorité …les autres/ ma situation

 

·          Métaphore et hyperbole, dramatisation

 

·          L’individu est singulier, la vérité universelle, mais il a besoin de vitamines…

 

·          Pourquoi vouloir la vérité si elle me mène à la solitude ou à une situation désolante ?

Et utilité de la vérité subjective

 

A quoi me servirait que la vérité

se tienne devant moi

froide et nue, indifférente

au fait que je la reconnaisse ou non,

faisant naître en moi

plutôt un frisson d’angoisse

qu’un abandon confiant ?

 

·          Ce que Kierkegaard attend de la vérité.

·          Qu’est-ce que reconnaître la vérité ?

·          En quoi un abandon confiant est-il préférable à l’angoisse ?

 

Kierkegaard, Journal (1834-1839)

 

Problème principal : A QUOI SERT LA VERITE ?

 

Toute vérité doit-elle être objective ? N’y a t-til aucune place pour d’autres type de vérités ? La notion de vérité subjective enferme-t-elle une contradiction la rendant absurde ou bien, est-elle d’une autre nature ?

 

Démarche : Kierkegaard sonde  nos manques.L’opposition entre subjectif et objectif, croire et savoir semblait disqualifier une fois pour toute la sphère de la subjectivité, et pourtant elle fait sens. Je ne peux disjoindre le théorique du pratique, il faut se demander à quoi sert la vérité.

 

Intérêt : non pas disqualifier le monde du savoir, ce qui serait indéfendable ; mais montrer la nécessité de prendre en compte la vérité subjective. Les philsophies systématiques, les théories n’ont  pas bien abordé l’essentiel de l’être humain. Ce qui échappe à la science comme à la philosophie commune, c’est la vérité intérieure de l’individu. Il n’y a de science que du nécessaire et de l’universel précisait Aristote, mais quelle est la finalité de la recherche ? L’homme c’est d’abord, un individu en quête de sens. Le plus précieux de l’humain n’est pas à l’extérieur de nous, mais en nous, il ne faut donc pas s’en détourner. A quoi bon savoir si ce n’est pour soi ?

 

Thèse : L’individu a besoin de sens, la philo a besoinde  penser ce que les qyqtèmes avaient négligé et ce qui est pourtant le cœur de la réalité humainele rapport à soi de l’individu, la subjectivité.

 Sur le plan théorique : besoin de rationalité, d’objectivité ; mais sur le plan pratique : j’ai besoin de qqch qui m’aide à vivre, qui donne sens et qui moriente ;.besoin d’un horizon et c’est dans la foi chrétienne que Kierkegaard pense la trouver…

 

 

Structure logique :

I.                    Le devoir être du devoir, comme vérité personnelle. 

1)       Le besoin de clarté dans le rapport à soi-même et pas seulement dans les idées. Hiérarchie entre l’immédiateté et la médiation du savoir.

2)       Le besoin d ‘intériorité : la théorie est incapable, apr définition de l’apporter. Ce n’est pas évident / cf Platon, Hegel le rapport au langage nous changerait…L’intériorité n’est-elle possible que par le religieux ? Est-elle donnée ?

3)       Le besoin de sens : A quoi sert la vie si elle na pas de sens ?  Est-ce toujours un bien ? cf pb l’idéal est aussi violence

4)       Primauté du devoir sur le savoir : Problème de l’origine du devoir

5)       Primauté du divin sur le savoirLe rapport de l’individu au divin sans l’intermédiaire de la raison objective.

II.                    Inutilite DE la verite objective 

1)       L’idée principale : l’inutilité de la vérité objective…Système, théorie, dogme nature, origine, valeur Thèse : différence de nature entre vérité objective….fruit d’une volonté d’expliquer et de prouver, pdt de la rationalité, rapport à l’extérieur

2)       Et la vérité existentielle qui est nécessairement subjective, intérieure, personnelle

 

3)       La manière de définir, les procédés Argumentation par la  méthode des contrastes, définition par opposition au système, à la théorie et au dogme…cad à l’objectivité

4)       limites du scepticisme

 

III.                  Inconvénients de l’objectivité …étude des conséquences

1)       La situation désolante  philosophie de la joie ?

2)       Les procédés : métaphore, hyperbole

3)       De l’abandon plutôt que de l’angoisse…

 

 

Par MISTER L. - Publié dans : KIERKEGAARD
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 21:23

QUELQUES OUTILS UTILES :

1.       Utilisez le contexte. Quelle est la fonction de la phrase dans l’expression ?

2.       Questions utiles

 

Mots clefs utiles

 

a)      Ce qui est dit :

b)      Comment c’est dit ?

c)       Pourquoi c’est dit ?

 

Mots clefs utiles

C EST –A-DIRE

PARCE QUE

DONC

SI….ALORS

CE QUI PRESUPPOSE

CE QUI IMPLIQUE

 

Outil ICARE »

 

I comme idée à expliquer

C comme Connaissance

A comme Arguments

R comme REPERES

E comme Exemples

 

OUTIL  « DECAPE »

D comme définitions , sens détaillé des termes présents dans l’expression

E comme Exemples

C comme citations, connaissances

A comme arguments

P comme problématique , questionnement

E comme enjeu, intérêt philosophique  




ET  POUR CRITIQUER


NE PAS OUBLIER :

1. Qu'est-ce qui est juste, contestable et dangereux aux yeux de l'auteur ?

2. Qu'est-ce qui est juste, contestable et dangereux chez l'auteur ?

3. Valeur de la thèse : Portée et limites

4. Y avait-il de meilleures réponses possibles ?  L'auteur a-t-il bien saisi toutes les dimensions du problème ? Confronter à d'autres auteurs ? relire l'analyse de la problématique. les différentes dimensions du problème.

5. La démarche de l'auteur était-elle la meilleure possible ?  En quoi les procédés utilisés cherchetn plutôt à convaicnre qu' à persuader ?

6. Les arguments sont-ils faillibles ?

7. Les exemples choisis sont-ils pertinents ?

8. Sa conception de telle notion est-elle juste ? Y a-t-il des REPERES du programme à définir ?

9. Quel est l'intérêt philosophique de ce texte ?

10. Pour préparer la conclusion : Ce texte a-t-il modifié ou affiné ma façon de voir les choses ?

 

Par MISTER L. - Publié dans : Conseils de méthodes
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 11:04

 

PHILOSOPHIE EVALUATIONS : Devoir n°01

Après avoir lu trois fois le texte, répondre aux trois questions suivantes

 

Pour la classe des penseurs, les maximes suivantes (qui ont déjà été mentionnées plus haut comme conduisant à la sagesse) peuvent être établies comme définissant des impératifs immuables.

1. Penser par soi-même.

2. Se mettre en pensée à la place de tout autre (dans la communication avec des êtres humains ).

3. En tout temps, penser en accord avec soi-même.

Le premier principe est négatif  ( nullius addictus jurare in verbo

 magistri *),  et c’est celui de la pensée libre de contrainte ; le deuxième est positif, et c’est celui de la pensée libérale, soucieuse de s’adapter aux conceptions des autres ; le troisième est celui de la pensée conséquente (logique) ; de chacune de ces formes de pensée, mais bien davantage encore de leurs contraires, l’anthropologie peut indiquer des exemples.

        La plus importante révolution qui se puisse accomplir dans l’intériorité de l’être humain consiste en « la capacité de sortir de l’état de minorité dont il est lui-même responsable** ». Tandis que jusqu’ici d’autres pensaient pour lui et qu’il se bornait à les imiter ou se laissait tenir en lisière, il a maintenant l’audace de progresser de son propre pas bien que de manière encore peu assurée, sur le sol de l’expérience . »

 

        

               KANT, Anthropologie d’un point de vue pragmatique .

 

 

 

*  "Sans être engagé à jurer sur la parole d’aucun maître. " Horace, Epîtres, I, 1, 14

** Kant  se cite lui-même, cette phrase est extraite de l’ouvrage Qu’est-ce que les Lumières?

 

 

 

 

QUESTIONS :

 

 

1. Dégager l’idée directrice du texte à partir  du repérage de ses différentes parties.

 

      Indice démarche : Résumer le texte afin de sélectionner l'essentiel

 

                                                                                 

 

2. Expliquez l’expression : »la capacité de sortir de l’état de minorité dont il est lui-même responsable. »

 

      Indice démarche : Faire apparaître le sens global de la formule , mais essayez aussi de présenter le sens précis des notions utilisées par Kant

 

                                                                                           

 

 

Question n°1: Dégager l’idée principale du texte à partir du repérage de ses différentes parties .

 

La pensée peut-elle progresser et se rapprocher de la perfection ?

On peut distinguer trois moments dans la réponse de Kant : d’abord,  un exposé synthétique, puis, un passage analytique, et, enfin, l’auteur souligne les enjeux théoriques et pratiques du problème étudié.

 

Le passage du texte s’ouvre sur une présentation des orientations de la pensée philosophique . L’homme qui désire la sagesse ( philo-sophia ) peut s’en rapprocher, au moyen de trois règles de vie. L’auteur énumère les principes de la liberté harmonieuse : penser par soi-même, se mettre à la place de tout autre,et, en tout temps, penser en accord avec soi-même.Kant montre son attachement à ces maximes en indiquant, immédiatement, leur valeur : ce sont des « impératifs immuables ».

 

Le second paragraphe  analyse, rapidement, ces principes.Il les expose dans leur clarté, en ayant bien le soin d’en indiquer la pertinence pragmatique

( l’importance pour l’action, pour la vie de tous les jours ). En effet, il n’est pas inutile de chercher à suivre ces règles de vie, d’autant plus que l’expérience montre de nombreux contre-exemples de cette forme de pensée.

Quelles sont les précisions apportées par l’auteur ?

 

Le premier principe est celui de la liberté de penser ( qui n’est ,d’ailleurs, pas sans lien avec la liberté d’expression ). Il est  dit négatif, non pas parcequ’il est jugé mauvais ( bien au contraire ) ; mais, ce vocable kantien montre que cette liberté n’est pas première, au sens chronologique ( et non au sens

axiologique) dans l’histoire de la pensée. En effet, l’homme ne naît pas sage. Il le deviendra peut-être, s’il écoute sa raison. Penser par soi-même représente une libération (par rapport à un état antérieur, où la pensée reste sous la tutelle de quelqu’un d’autre ). A contrario, Kant souligne l’insuffisance du « prêt à porter » de la pensée, c’est à dire des parures de préjugés et de dogmatisme ( l’érudition n’est pas la sagesse ).

 

Le second principe apparaît comme une limitation du premier.

Loin de recommander la marginalisation du penseur, Kant souhaite voir diffuser ses idées libérales.En effet, si on doit « se mettre à la place de l’autre », alors le premier impératif vaut pour l’ autre . Celui-là a donc le droit à la liberté de penser. Le respect de la liberté de l’autre doit succéder à l’égoïsme primitif ( signe d’une raison qui n’a pas encore atteint sa perfection )

Kant propose, ici, une éthique de la communication, une loi morale . En définitive, Kant prône la diffusion des Lumières, le droit à l’éducation de la raison.

 

Le troisème principe accorde les deux premiers, il est celui de  la pensée conséquente, soucieuse de vérifier ses pensées et de permettre,ainsi la liberté harmonieuse.

 

Le troisième moment de ce texte souligne  les enjeux des maximes.

considérable dans l’histoire humaine : un progrès de la pensée. Devenir autonome, c’est se rapprocher de la perfection de l’usage de notre raison. Cela demande du courage. Comme on apprend à marcher, on peut apprendre à penser et éduquer la raison : c’est l’objectif que s’impose la philosophie des Lumières.

 

 

Idée principale du texte :

 

Il est possible d’apprendre à penser, comme on apprend à marcher, pourvu qu’on ait l’audace d’accomplir une révolution intellectuelle, historique. Suivre les maximes philosophiques de la liberté harmonieuse  mènera l’humanité à sa destination : la sagesse. Tel est l’acte de foi de Kant,philosophe des Lumières.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2. Expliquez l’expression: »la capacité de sortir de l’état de minorité dont il est lui-même responsable ».

 

 

Notons,de prime abord ,l’ancrage historique de la formule.Le siècle des Lumières est celui de la critique du conformisme social, politique, scientifique, philosophique....Il est porteur d’espérances . L’éducation doit pouvoir battre en brèche les vieilles croyances,et permettre, ainsi,de consacrer un progrès historique de l’esprit humain .Les Lumières se définissent, précisement comme «  la sortie de l’homme hors de l’état de tutelle dont il est lui-même responsable . « Kant parle, ici, d’un accouchement spirituel.

Relever la difficulté :

A  la première lecture, nous ne comprenons pas pourquoi  un « mineur » peut être dit responsable de son état.

 

Précisons bien le sens des mots utilisés par l’auteur.

Le mot « mineur » ne désigne pas l’adolescent qui n’est pas encore pleinement responsable d’un point de vue juridique ( celui qui n’a pas encore atteint l’age de la majorité ) ; sinon, nous ne verrions pas pourquoi il serait dit responsable de son état.

C’est donc que le mot « mineur «  a une signification plus large dans le texte.

 

Le contexte nous aide à l’élaborer.

Ici, le mineur est celui qui se contente de reprendre la pensée des autres, qui « se borne à les imiter  «  , sans penser par lui-même , sans se libérer des idées reçues, du conformisme en tout genre.

C’est seulement avec les Lumières, avec la pensée éclairée, que l’homme atteint sa «  majorité », son autonomie, sa liberté.

 

Le mineur manque d’audace, comme un enfant qui refuserait d’apprendre à marcher parce qu’il aurait peur de tomber.( Emprunter des exemples, des comparaisons ;voir aussi la fin du texte ).

 

De nombreux hommes ont peur d’apprendre à penser. A ceux là, Kant dit « Sapere aude . Aie le courage de te servir de ton propre entendement . »

 

 

Approfondir.

Pourquoi les hommes sont-ils responsables de leur état ?

 

Ils le sont parce qu’ils manquent d’audace.Il est plus sécurisant, réconfortant de rester  mineur, de se conformer à la pensée des autres . Ne jurer que par un seul livre, ne pas réfléchir, suivre les idées dominantes de son époque;voilà qui est à la portée de tous! Mais, devenir adulte, voilà qui n’est pas facile! Réfléchir comporte des risques. De la sorte, nombre d’hommes sont restés  mineurs ( nous le savons grace à l’indication de la ligne 12 ).

Mais, le risque de la  liberté est-il si grand ? Ne conduit-il pas à la sagesse ?

 

La portée  de cette capacité (il faut pouvoir le faire ) de l’homme à se relever n’est pas des moindres. Kant nous indique qu’il sagit là de : «  la plus importante  révolution qui se puisse accomplir dans l’intériorité  de l’être humain . «

 

 

Par MISTER L. - Publié dans : ST2S Méthodes du sujet texte
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 10:50

DISSERTATION :  Sujet : « Tout ce qui est naturel est-il normal ? »

Plan

 

INTRODUCTION

L’introduction doit analyser le sujet et construire le problème

                      Le sujet est d’ordre éthique et nous invite à critiquer les « endoxa »(les thèses généralement admises) sur la nature. Les expressions « c’est naturel » ou « c’est contre- nature » se donnent pour évidentes et indiscutables. La nature est présupposée foncièrement bien faite. La vie morale devient celle du conformisme, la nature est la référence, la valeur(comme fin de l’action) et la norme (comme critère), elle est le modèle à suivre, l’exemplaire. Mais quel sens donner à l’existence du mal ? Laisser faire la nature, c’est aussi être agressif, souffrir, éliminer le plus faible ;Or, la norme est aussi l’expression du juste, de la règle conventionnelle, comme réponse aux insuffisances de la nature. La nature peut-elle donc servir de critère pour juger l’action ? L’action humaine peut-elle s’orienter d’après son origine animale ? Le problème est donc le suivant : Qu’est-ce qui peut légitimement fonctionner comme norme et valeur ? Deux difficultés sont à éclaircir : Comment ce qui est naturel ( de fait ) peut-il se ranger sous la norme ( le droit) ? En quoi la confusion dans les idées morales est-elle dangereuses ? 

              Y a-t-il un bon usage de la norme ?

 

I.                   Comment ce qui est naturel ( de fait ) peut-il se ranger sous la norme ( le droit) ?

 

1)      Présupposés de la réduction du naturel au normal

a-      Définition et argument de la thèse implicite

b-      Référence philosophique

c-      Critique de cette thèse : le choix culturel de la nature

 

2)      Analyse conceptuelle : la norme déborde le naturel

a-      La norme comme moyenne ( statistique) s’oppose à la diversité naturelle

b-      La norme comme règle ( critère du juste) s’oppose à l’indifférence ou à l’égoïsme naturel

c-      La norme comme coutume, habitude et la nature comme répétition et différence

 

3)      Difficultés de la réduction du naturel au normal . Du naturel anormal

a-      Le problème de l’arbitraire et du totalitarisme

b-      La « virtu » n’est pas la « vertu » : insuffisance de la nature et nécessité de la norme

c-      Nécessité d’une norme discutée, le jugement de valeur ne doit pas se réduire à la seule volonté d’accumuler de la force.

 

 

II.                En quoi la confusion dans les idées morales est-elle dangereuses ? 

            Y a-t-il un bon usage de la norme ?

 

1)      Dans quelle mesure la nature peut-elle représenter une valeur ?

a-      La nature comme source de santé et correction des effets pervers ; mais difficultés à renoncer aux progrès de la médecine par ex.

b-      Exemples du problème de l’oppression : struggle for life, intégrisme religieux, peine de mort

 

2)      La réduction de la valeur à la norme est aussi dangereuse

a- L’illusion de la création de valeurs éternelles, la « survalorisation de la norme » ou la rigidité morale

b-      Exemples de freins au progrès, la richesse de l’anormal, le génie en art, le fait polémique en science, une éducation éclairée par la psychanalyse.

 

3)      La nature libre de l’homme ou le choix de la liberté comme valeur

a-      L’adaptation et l’invention : argument scientifique : maléabilité du cerveau

b-      La diversité culturelle nécessité et relativité de la norme pour la liberté

c-      La démocratie et l’exercice du choix, dépassement de l’origine animale

 

CONCLUSION

Faire le bilan de la réflexion et s’engager

Distinction norme et valeur

Défense de l’éducation au choix corrélative au mystère des fins naturelles

BERGSON : « Il y a une morale statique qui existe en fait, à un moment donné, dans une société donnée, elle s’est fixée dans les mœurs, les idées, les institutions : son caractère obligatoire se ramène en dernière analyse, à l’exigence, par la nature, de la vie en commun. Il y a , d’autre part une morale dynamique qui est élan et qui se rattache à la vie en général, créatrice de la nature qui a crée l’exigence sociale. »

 

Par MISTER L. - Publié dans : La morale
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 10:48

. Nature et culture

Textes

 

 

Texte 2.1   ROUSSEAU  Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes

 

                            L’estomac ni les intestins de l’homme ne sont pas faits pour digérer la chair crue ; en général son goût ne la supporte pas. A l’exception peut être des seuls Esquimaux dont je viens de parler, les sauvages mêmes grillent leurs viandes. A l’usage du feu, nécessaire pour les cuire, se joint le plaisir qu’il donne à la vue et sa chaleur agréable  au corps. L’aspect de la flamme qui fait fuir les animaux et attire l’homme. On se rassemble autour d’un foyer commun, on y fait des festins, on y danse ; les doux liens de l’habitude y rapprochent insensiblement l’homme de ses semblables, et sur ce foyer rustique brûle le feu sacré qui porte au fond des cœurs le premier sentiment  de l’humanité.

 

 

 

 

 

 

Texte 2. 2   ROUSSEAU  Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes

 

« Il est aisé de voir qu’entre les différences qui distinguent les hommes, plusieurs passent pour naturelles qui sont uniquement l’ouvrage de l’habitude et des divers genres de vie que les hommes adoptent dans la société.

Ainsi un tempérament robuste ou délicat, la force et la faiblesse qui en dépend, viennent le plus souvent de la manière dure ou efféminée dont on a été élevé, que de la constitution  primitive des corps. Il en est de même des forces de l’esprit, et non seulement l’éducation met de la différence entre les esprits cultivés et ceux qui ne les ont pas, mais elle augmente celle qui se trouve entre les premiers à proportion de la culture ; car qu’un géant  et un nain marchent ensemble sur la même route, chaque pas qu’ils feront l’un et l’autre donnera un nouvel avantage au géant. Or, si l’on comparer la diversité prodigieuse d’éducations et de genres de vie qui règnent dans les différents ordres de l’état civil avec la simplicité et l’uniformité de la vie animale et sauvage, où tous se nourrissent  des mêmes aliments, vivent de la même  manière et font exactement les mêmes choses, on comprendra combien la différence d’homme à homme doit être moindre à l’état de nature que dans celui de la société ; et combien l’inégalité naturelle doit augmenter dans l’espèce humaine par l’inégalité d’institution. »

 

 

 

 

 

 

 

Texte 2. 3 SENEQUE De la tranquillité d’âme

 

                               Il existe une autre source de tourments qui n’est pas négligeable : c’est lorsqu’on met un soin maladif à jouer un personnage et qu’on ne se montre à personne tel qu’on est ; beaucoup d’entre nous mènent ce genre de vie artificielle et tournée vers l ‘apparence : de fait, nous souffrons le martyre de devoir nous surveiller sans cesse et de redouter d’être surpris sous un autre jour que celui que nous montrons habituellement. Jamais nous ne connaissons de répit puisque nous croyons être jugés à chaque regard posé sur nous. Nous risquons à  chaque instant d’être percés à jour et, à supposer que nous soutenions cette vigilance de tous les instants, la vie n’est pas pour autant agréable ou paisible pour qui vit toujours masqué.

Quel plaisir, en revanche, d’être complètement naturel et tel qu’en nous même, de ne pas dissimuler notre comportement ! Cependant, cette façon de vivre, elle aussi risque d’attirer le mépris si nous permettons à tout le monde de nous voir dans notre vérité. Il y a, en effet, toujours des gens pour éprouver de l’aversion envers ce qui se découvre à eux aisément. Mais le mérite ne peut pas se dévaloriser pour s’être livré aux regards et mieux vaut se faire mépriser pour son ingénuité que pour sa continuelle hypocrisie. Restons toutefois dans un  juste milieu : la différence est grande entre le naturel et le laisser-aller !

 

 

 

Texte 2.4   KANT Réflexions sur l’éducation

 

      On pose la question de savoir si l’homme est par nature moralement bon ou mauvais. Il n’est ni l’un ni l’autre, car l’homme par nature n’est pas du tout un être moral ; il ne devient un être moral que lorsque sa raison s’élève jusqu’aux concepts du devoir et de la loi. On peut cependant dire qu’il contient en lui-même à l’origine des impulsions menant à tous les vices, car il possède des penchants et des instincts qui le poussent d’un côté, bien que la raison le pousse du côté opposé. Il ne peut donc devenir moralement bon que par la vertu, c’est-à-dire en exerçant une contrainte sur lui-même, bien qu’il puisse être innocent s’il est sans passion.

La plupart des vices naissent de ce que l’état de culture fait violence à la nature et cependant notre destination en tant qu’hommes est de sortir du  pur état de nature où nous ne sommes que des animaux.

 

 

 

 

 

 

T 2. 5  FREUD  Malaise dans la civilisation

                       L’homme n’est point cet être débonnaire au cœur assoiffé d’amour, dont on dit qu’il se défend lorsqu’on l’attaque, mais un être, au contraire qui doit porter au compte de ses données instinctives une bonne somme d’agressivité. Pour lui, par conséquent, le prochain n’est pas seulement un auxiliaire et un objet sexuel possible, mais aussi un objet de tentation. L’homme est, en effet, tenté de satisfaire son besoin d’agression aux dépens de son prochain, d’exploiter son travail sans dédommagements, de l’utiliser sexuellement sans son contentement, de s’approprier ses biens, de l’humilier, de lui  infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer. Homo homini lupus : qui aurait le courage, en face de tous les enseignements de la vie et de l’histoire, de s’inscrire en faux contre cet adage ?

Cette tendance à l’agression, que nous pouvons déceler en nous- mêmes et dont nous supposons, à bon droit l’existence chez autrui, constitue le principal facteur de perturbation de nos rapports avec notre prochain. C’est elle qui impose à la civilisation tant d’efforts. Par suite de cette hostilité primaire qui dresse les hommes les uns contre les autres, la société civilisée est constamment menacée de ruine.

 

T 2. 6 MERLEAU-PONTY, Phénoménologie de la perception

                   L’usage qu’un homme fera de son corps est transcendant à l’égard de ce corps comme être simplement biologique. Il n’est pas lus naturel ou pas moins conventionnel de crier dans la colère ou d’embrasser dans l’amour que d’appeler une table une table. Les sentiments et les conduites passionnelles sont inventées comme les mots. Même ceux qui, comme la paternité, paraissent inscrits dans le corps humain sont en réalité des institutions. Il est impossible de superposer chez l’homme une première couche de comportements que l’on appellerait « naturels »et un monde culturel ou spirituel fabriqué. Tout est fabriqué et tout est naturel chez l’homme, comme on voudra dire, en ce sens qu’il n’est pas un mot, pas une conduite qui ne doive quelque chose à l’être simplement biologique- et qui en même temps ne se dérobe à la simplicité animal, ne détourne de leur sens les conduites vitales, par une sorte d’échappement et par un génie de l’équivoque qui pourraient servir à définir l’homme.

 

T 2. 7 MERLEAU-PONTY La structure du comportement

            Ce qui définit l’homme n’est pas la capacité de créer une seconde nature - économique, sociale, culturelle - , au-delà de la nature biologique, c’est plutôt celle de dépasser les structures crées pour en créer d’autres. Et ce mouvement st déjà visible dans chacun des produits particuliers du travail humain. Un nid est un objet qui n’a de sens que par rapport à un comportement possible de l’individu organique et, si le singe cueille une branche pour atteindre un but, c’est qu’il est capable de conférer à un objet de la nature une valeur fonctionnelle. Mais le singe n’arrive guère à construire des instruments qui lui serviraient seulement à en préparer d’autres, et nous avons vu que, devenue un bâton, la branche d’arbre est supprimée comme telle, ce qui revient à dire qu’elle n’est jamais possédée comme un instrument dans le  sens plein du mot. Dans les deux cas, l’activité animale révèle ses limites : elle se perd dans les transformations réelles qu’elle opère  et ne peut les réitérer. Au contraire, pour l’homme la branche d’arbre devenue bâton restera justement une branche-d’arbre-devenue-bâton , une même chose dans deux fonctions différentes, « visible pour lui » sous une pluralité d’aspects. Ce pouvoir de choisir et de varier les points de vue lui permet de créer des instruments, non pas sous la pression dune situation de fait, mais pour un usage virtuel et en particulier pour en fabriquer d’autres.

 

 

 

 

 

 

Par MISTER L. - Publié dans : La culture
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 10:46

: " L'homme est-il un être naturel ?"

 

 

 

 

Objectif : se donner des concepts pour penser l’évolution de l’homme. Et chasser les illusions

En raison de sa nudité originelle de l’homme semble moins bien pourvu qu’une gazelle ou qu’un loup, mais le feu dérobé à Héphaïstos par Prométhée permet à l’homme de répondre intelligemment aux besoins de la vie. Les sociétés se sont –elles développées pour compenser des faiblesses naturelles ? Montaigne

 Cependant, peut-on parler  d’intelligence lorsque la raison peut devenir ouvrière du mal ? Les nouvelles générations héritent de progrès technologiques, mais aussi de menaces inédites ( nucléaires, virales, génétiques)  Les « Lumières » ont sacralisé la raison en désacralisant le dogme * ; et en désacralisant la raison  les obscurantisme intégristes ou totalitaires,  ont sacralisé le rien. L’histoire est-elle donc de l’ « homo sapiens » ou bien de l’homo « demens » ?

Le concept de « sapiens » est « rassurant et émollient »

Citer Morin

Rappel : Au nom de Dieu kamikaze sacrifie des vies Au nom d’un idéal l ‘Etat sacrifie le bohnuer des peuples Au nom de l’athéïsme on se fiche du voisin Au nom du désir roi refus grandir, au nom relativisme morfond d’indifférence. Comment partager notre héritage ?

«  Ceux qui brûlent des livres finiront tôt ou tard par brûler des hommes » Henri Heine

 

 

 

Chap 2 NATURE CULTURE

 

L’homme est-il un animal comme les autres ?

 

Ce qui fait problème , c’est que l’homme a tendance à se définir comme cela l’arrange. Il se prend pour un ange et se méfie de l’animalité qu’il juge cruelle, violente. Cependant un animal est-il fou ? De plus,  le totalitarisme meurtrier n’est-il pas le fruit d’une certaine culture ? L’homme  ne projette-t-il pas, ainsi,  sa propre folie sur ses compagnons de sensibilité ?

A l’inverse, certains n’hésitent pas à supprimer les différences : et à voir, par ex,  en l’animal de compagnie un enfant (de substitution )  ou  à prétendre que tous les animaux jouissent des qualités humaines. Le Projet grand singe, plaide pour un droit de l’animal ( abolition emprisonnement dans cirques, expérimentation ), ce qui lui vaut la critique de certains religieux. Faut-il réserver la notion de droit à l’homme pour souligner la nécessité de ses devoirs et la valeur de sa vie et ainsi  se contenter d’obligations envers les animaux ( qui, eux –ne sauraient respecter  leur devoir) ? Faut-il, au contraire, souligner notre co-appartenance au vivant et  sacraliser cette nature qui a été  désenchantée par la volonté de puissance et par la science moderne ?

La négation de  l’origine et du lien naturel, comme l’abolition des différences, brouillent le portrait de l’homo sapiens. Tracer frontière semble nécessaire pour fonder une identité. Peut-on vivre indéfiniment dans la confusion ?

Comment définir justement une spécificité humaine ?

La controverse de Valladolid a déjà soulevé le problème.

 

 

Ce qui fait problème : Penser l'homme autrement. L'homme est-il un être naturel ou culturel ?

 

I DISTINCTIONS CONCEPTUELLES

 

"Le singe est-il vraiment un grand lecteur ?"

Sens de la question : Critique de la thèse selon laquelle l'homme serait un être naturel

Difficultés : Reconnaître les frontières de l'humain

Objectif : Dépasser le point de vue de l'opinion qui n'évite pas les confusions.

 

1)       Naturel et artificiel

Reconnaître les frontières de l'humain

Démarche : Recherche d'exepmles

Chopper:

Maîtrise du feu

Cf Sos philo Texte de Rousseau

 

 

a)       L'homo faber ( Bergson)

Définir l'homme par l'univers artificiel

 

b)       La volonté de puissance

Les tendances animales  derrière le monde technique

Recherche d'exemples

Nucléaire

Juillet 1969  : exploration ou compétition ?

 

c)       Qu'est-ce qui est nouveau dans l'artificiel ?

Recherche des modifications de l'humain par l'évolution des techniques

 

 

2)       Naturel et culturel

 

a) Y a-t-il un seul acte qui ne soit pas culturel ?

Recherche des réalités qui font problème

 

 

 

b) Le rôle de la discipline

Comment s'opère le passage de la nature au monde culturel ?

 

d)       Le rôle de l'habitude

Qu'est-ce qui rend possible les confusions de l'opinion ?

 

3)       Naturel et normal

 

Analyse du problème

 

a)       La norme comme ordre socio-culturel

Recherche d'exemples

 

 

 

b)       La norme comme ordre moral ( le normal et le juste)

 

Recherche d'exemples

 

 

                d'où nécessité de distinguer jugement de réalité et jugement de valeur

 

II. " LE NATUREL REVIENT –IL AU GALOP DANS LE MONDE CULTUREL , "?

 

Démarche : Examen de thèses extrêmes

 

1)       La sociabilité est-elle naturelle ?

 

Thèse d' Aristote : L'homme est un animal politique

 

2)       Le refus de la nature humaine

 

Thèse de Sartre ; L'homme est condamné à être libre

 

Bilan

 

III SYNTHESE

 

1)       L'homme n'est pas un animal comme les autres

 

Le côté métaphysique et moral de l'homme 

La thèse de Rousseau dans le Discours sur l'origine de l'inégalité

 

2)Analyser la distinction Sciences de la nature et sciences humaines

 

Peut-on étudier l'homme sur le modèle des sciences de la nature ?

 

2)       Le problème de l'unité de l'homme

 

a)       Sciences modernes

b)       Religion

c)       Conscience

 

 

CONCLUSION

 

Bilan de la réflexion : Condition humaine et valeurs

Par MISTER L. - Publié dans : La culture
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