Alcibiade de Platon Plan rectifié
Alcibiade sur la nature de l’homme (maïeutique) ; dialogue de jeunesse mémento
VERSION rectifiée
Problème : A quelles conditions peut-on être un bon homme d’Etat ?
Alcibiade incarne la décadence d’Athènes Platon imagine un dialogue fictif où Socrate aurait pu tenter de dissuader le jeune ambitieux de s’aventurer en politique dans un état d’ignorance notoire. On ne peut être heureux sans chercher à se perfectionner, la Justice dans la Cité dépendra de la justice dans les âmes, et d’abord du jugement du chef d’Etat !
Argumentation Porté par une ambition démesurée, Alcibiade (le fils de Clinias) ne soupçonne pas les pièges qui l’attendent (voit pas les chausse-trappes), aussi, Socrate, épris de ce beau jeune homme, entend le protéger de son ignorance, en lui faisant prendre conscience de la nécessité de se préparer à l’exercice du pouvoir. Il ne lui impose pas sa conception du rôle de l’homme d’Etat, mais il se sert du dialogue pour l’amener à saisir son ignorance et à penser par lui-même. Il faut être convaincu que la seule manière de résister aux épreuves politiques est de viser l’excellence, et de la donner en partage au peuple. On découvre, au fur et à mesure du dialogue, la nécessité de la du souci de soi et de la connaissance de la nature humaine comme de la nature du juste, perfections réunies dans la tempérance. En somme, c’est l’exercice du jugement qui est requis. La Cité a besoin de philosophes. La thèse de La République est, ici, en germe.

Structure du dialogue
Prologue (103a-106c) : Rencontre de Socrate et D’Alcibiade Socrate tente de convaincre Alcibiade d’accepter le dialogue philosophique : La sagesse de Socrate serait bien utile : / Le jeune homme est-il à la hauteur de ses ambitions politiques ?
I. Amener Alcibiade à prendre conscience de son ignorance (106c -119a)
1) L’incompétence d’Alcibiade Le mal vient de l’ignorance : de la nature de la justice et de la nature de l’âme humaine. Il faudrait sortir de la caverne pour voir un ciel d ‘Idées.
2) Alcibiade se fait une fausse idée de juste : sa courte vue devrait entre éclairée. Qu’est-ce qui est vraiment juste ? Il faudrait contempler la participation des Idées, le juste, le beau, le bon et l’utile ne sont pas disjoints.
3) 113d L’erreur comme errance : Alcibiade croit que la politique est une science, il croit tout savoir, il croit qu’il suffit d’avoir du talent…pb persistant : la politique est-elle un art ou une science ?
II. Quel est le devoir d’un homme d’Etat ? Défendre l’idée d’une éducation de l’homme d’Etat (119a-135 e)
1) L’exemple récit de l’éducation donnée aux rois ( 119a-124b)
2) Comment pouvons-nous devenir meilleurs ? La nécessaire connaissance de soi est liée à al vertu, se rendre meilleur est le premier devoir 124b 129a
3) Qu’est-ce que la nature humaine ? Comment la découvrir ? Suis-je mon âme ?129 b 135 e
Conclusion : Les qualités de l’homme d Etat : sagesse, vertu, justice, et el bonheur en partage !
Concepts à connaître :
Allégorie de la caverne (éducation des philosophes rois, dans La République, sur la Cité Idéale
AME Partie connaissante, analogie avec la vue, Tripartition de l’âme (mythe de l’attelage ailé) CORPS (soma = tombeau), gradation ontologique ( infériorité du monde sensible)
BONHEUR : pas de bonheur sans l’exercice de la raison, sans perfectionnement de l’âme SAGESSE : Le souci de soi ( Delphes, Foucault)
Désir de savoir, opposé à la doxa (opinion) ; l’erreur et errance
Dialogue philosophique, méthode dialectique ( par réfutation) ; Ironie socratique
IDEE, théorie des Idées, le vrai, le bien, le beau.. ;( critiqué parAristote, les nominalistes, Comte et Nietzsche) ; mais non encore bien élaborée ici.
Ironie socratique
JUSTICE La Justice dans la Cité dépend de la Justice dans l’âme, vertu nécessaire pour bien se conduire.
MAIEUTIQUE : art d’accoucher les esprits
ORDRE (cosmos grec : la référence, en art, politique et morale)
POLITIQUE ( art ou science ?) Primat de l’éthique sur la politique. La Réalpolitik est l’expression de l’ignorance.