Structure de l 'Alcibiade d'après J.F Pradeau
Prologue : La rencontre d’Alcibiade et de Socrate (Le jeune homme est-il à la hauteur de ses ambitions politiques ?
La rencontre entre le vieil amoureux et le jeune 103e-106c : Socrate poursuit toujours Alcibiade, chacun nourrit des espérances bien différentes : éveiller l’autre à la Justice ou dominer Athènes, la Grèce et les barbares, faire carrière. Socrate peut lui être utile.
I. Le jeune homme est-il à la hauteur de ses ambitions politiques ? (106c 116 e) Peut-on faire de la politique sans idée précise sur la Justice ? Qu’est-ce que le juste ? (109b-113c )
· Examen des compétences d’Alcibiade (106c-109d) : L’éducation d’Alcibiade (lire, écrire, jouer de la cithare) est-elle utile aux athéniens ? Alcibiade n’a guère de compétence dans les domaines qui demandent un éclairage, un conseil (architecture, mantique, médecine, construction navale). Pour Alcibiade, l’expérience montre qu’on peut faire carrière sans avoir de compétence technique particulière, surtout en matière de guerre et de paix. Pour Socrate, au contraire, ces questions exigent une connaissance du juste.
· Ignorance d’Alcibiade en la matière 109b-113c : (Peut-on suivre ses impressions en ce domaine ?)Comment conseiller un peuple alors qu’on ignore soi-même ce qui est juste (On ne l’a pas appris et on ne l’a pas trouvé)
· Le juste est l’avantageux 113c-116 e En politique l’objet des délibérations, n’est pas le juste mais l’utile, et sur ce point Alcibiade pense être compétent. Mais d’où vient sa représentation de l’utilité ? Socrate rappelle les rapports entre le jsute, le bien, le beau et l’utile.
II. En quoi l’ignorance est-elle un mal ? (116 e -124d).
· Les espèces de l’ignorance Connaissance et espèces d’ignorance 116e-118b : l’ignorance qui s’ignore est la pire de toute, c’est la contradiction qui la révèle…Elle est « malfaisante et honteuse »
· L’ignorance en politique de Périclès à Alcibiade 118b-119a : c’est le mal politique, Périclès ne peut enseigner son art ( a contrario le grammatiste, le cithariste et le pédotribe transmettent)
· Les préjugés d’Alcibiade : Les véritables rivaux politiques d’Alcibiade 119a-124d Alcibiade n’est pas convaincu de la nécessité d’une formation en politique : Cela vaut-il la peine de s’instruire quand ses ennemis sont ignorants ? Socrate rétorque : Tu te fais une idée fausse de tes ennemis, en outre, les rois de Perse sont nettement mieux préparés que le jeune ambitieux ne l’imagine. (Fable ésopique du lion et du renard). Aussi, la connaissance de l’homme devient nécessaire. Le précepte delphique devra guider le politique.
III. Devoir de l’homme politique (124b-135 b) : chercher à devenir meilleur et prendre soin de soi-même
· Chercher comment nous pouvons-nous devenir meilleurs. (124b-127d)Etre capable de commander (mettre de l’ordre dans la Cité ( bonne administration et sécurité)Moyen nécessaire : faire régner l’amitié et la concorde.
· Qu’est-ce que prendre soin de soi-même ? (127e-135b)
Pour saisir ce qu’est l’amitié, il faut se connaître
- Soi-même et ce qui nous est propre 127e-128d : Qu’est-ce que je suis et qu’est-ce qui m’appartient ?
- Qu’est-ce que soi-même ? (128d-132b) : L’homme c’est d’abord l’âme
- Comment prendre soin de soi-même ? (132b-135e)
« L’âme aussi, si elle veut se connaître elle-même, doit regarder une âme, et, dans cette âme, la partie où réside l’excellence propre à l’âme, la sagesse et autre chose qui lui est semblable. »
Ce qui est nécessaire à la Cité : Justice et sagesse
EPILOGUE : 135 b 135 e
L’influence de Socrate peut-elle être durable ? Les affaires ne risquent-elle spas de corrompre Alcibiade ?