Dissert plan détaillé Amour et bonheur
| CORRIGE DISSERTATION "L'AMOUR NOUS REND-ILMALHEUREUX ?" Plan détaillé |
INTRODUCTION
Paradoxe évidence du transport de l'âme et souffrances, drames romantiques
Analyser le processus amoureux : comprendre comment ce qui est porteur des plus grandes joies est suscepitble de se retourner en son contraire.
- L'amour n'est-il une passion parmi d'autres, source d'aliénation ?
Critique des représentations : l'idée que je me fais de l'amour va décider de ce que je vais vivre d'où problème d'inégalité devant le bonheur..
Qu'est-ce que l'amour peut changer dans une vie ?
I DE L'AMOUR AU MALHEUR
1) En tant que passion, l'amour crée notre malheur car nous souffrons nécessairement des désirs qui noius envahissent
2) L'intensité du sentiment amoureux conduit aux excès , sources possibles de malheur
3) L’amour ne mène pas au bonheur tranquille, mais génère inquiétudes et angoisses.
a) La communauté de souffrance et l’identification hystérique
b) La répression des instincts génère la névrose.
c) Faut-il chercher l’absence d’inquiétudes ?
Sartre “ Il n’y a pas d’amour autre que celui qui se construit ” = réponse aux quiétistes.
II. DE L'AMOUR AU BONHEUR
1) Le véritable amour ne mène pas à la souffrance
a) Critique de Dom Juan
b) L’amour partagé
2) L'intensité du sentiment amoureux suffit à lui donner sa valeur
Essai de description phénoménologique du sentiment
3) Le bonheur liè à l'amour n'est ni plaisir, ni stabilité, mais progrès.
a) L’amour augmente notre puissance
b) Le bonheur est progrès et non pleine jouissance
L’élan amoureux est vertueux, il aiguise nos facultés et nous invite à nous dépasser
c) L’amour nous rend humain
III QUELLE EST LA FORCE DE L'AMOUR ?
1) L'amour possède une vertu éducative, il nous apprend à vivre, à changer, à exister.
a) Leçon pratique
Les chimères et les souffrances aident à grandir ; par contre on doit se défaire de l’illusion de tout pouvoir maîtriser, cela est d’ailleurs un obstacle à la jouissance
b) Je gagne donc ma liberté en sacrifiant en partie l’idée que je me faisais de l’amour ( ce qui peut me rendre malheureux si je m’accroche au passé, à l’idéal.
L’intuitif : vision esthétique de l’amour, séduit par les sensations, il ne peut pas ne pas souffrir, le choix de l’instant présent empêche de prémunir des brûlures, de construire l’avenir.
L’homme rationnel se dessine un modèle de bonheur, refuse les surprises de la passion, mais il ne vit pas, il crée son propre malheur dans l’illusion de la maîtrise.
C’est ainsi que Nietzsche caricature le stoïcien : “ Quand une juste nuée d’orage se déverse sur lui, il se cache dans son manteau et s’éloigne d’un pas lent sous l’averse. ”
Aussi, l’amour m’oblige à revisiter mes idées, parce que je ne choisis pas nécessairement l’autre, qui peut me bousculer, même s’il y a un savoir de l’évidence, le travail de mes représentations conditionne mon bonheur.
c) L’amour nous apprend ainsi à changer et à se laisser changer
Accepter d’aimer, c’est accepter de mourir un peu. Oser, c’est prendre le risque de la souffrance, de l’échec ; ne pas oser, c’est ne pas vivre. Aussi apprendre à aimer, c’est aussi apprendre à assumer les petits malheurs de l’amour.
Aimer c’est accepter l’évolution de l’autre, sa différence. “ Aimer, c’est se réjouir du bonheur de l’autre ” Leibniz.
Ex rapports enfants/parents
2) L'amour donne un sens à la vie.
Il est ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue.
a) L’amour comme besoin. Source de vie et de force, il est nécessaire sans lui nous sommes morts ( à l’exception de l’amour pour des objets sans essence). L’amour est une prison, mais il est impossible de s’évader, nécessaire de n ep as le faire. Selon Spinoza, comme on cherche à s’unir à ce dont on jouit, la connaissance mène à l’amour, et l’amour de Dieu à la Régénération.
b) L’amour montre le chemin , il est moteur de connaissance.
Nous retrouvons une telle analyse sous la plume de St Augustin. L’amour mène à la connaissance de soi, or, en me pensant, je deviens conforme à ma nature, je deviens âme en m’intériorisant. L’amour porte un peu de l’autre en moi, et se repli dans lequel l’âme se complaît et s’agglutine est sacralisation.
c) L’approche platonicienne participe de la même idée. Comme la philosophie est désir de savoir, l’amour de la vérité peut nous éclairer sur le sens de la vie, et l’amour des beaux corps est déjà l’occasion d’une élévation de l’âme, comme c’est las eule passion qui a pour objet le sensible et l’intelligible, l’amour nous fait découvrir l’autre visage du réel. Le désir d’être heureux est quête du vrai, du beau, du bien . Le philosophe est un médiateur, il unit le corps et l’âme et fait communiquer les deux mondes. Le but ultime : la contemplation pure de l’Idée. Il y a lueur d’éternité dans les yeux des amants, là où quelque chose se transmet. Le vrai, le bien, le beau , eux sont toujours déjà là , mais ils sont toujours regardées par des générations différentes et ce renouvellement des consciences des valeurs éternelles est peut- être le signe d’un ordre divin. Aussi, aimer ce n’est pas tant chercher sa moitié, que viser le bon et se rendre meilleur.
3)Philosphies de l'amour de Dieu
Conçu comme un élan vers une plus grande perfection, l’amour le plus pur nous relierait à Dieu.
CF Leibnitz : sens de la vie dans l’ardeur accompagnée de lumière qui transport l’homme au divin , l’amour de Dieu est ainsi l’ultime perfection.
Objections possibles : l’illusion (cf texte de Schopenhauer, ruse de la nature, instinct de conservation )
Conclusion
Bilan des définitions
Place et rôle de l'amour dans l'espèce humaine.
Limite de la connaissance
Kierkegaard : “ Une génération peut apprendre beaucoup d’une autre génération, mais ce qui est proprement humain, aucune ne l’apprend de celle qui l’a précédé. ” Ainsi, vivre sa vie suffit toujours à une vie d’homme.
La valeur de la connaissance consiste aussi à nourrir l’amour, mais il y a aussi des choses que chacun doit vivre pour les comprendre.