Peut-on assassiner la culture ?
Peut-on assassiner la culture ?
Remarques correctives :
Difficulté : Sur quoi porte le sujet ? La vitalité et la valeur de la culture.
Sommes-nous d’accord sur le diagnostic ?
La culture est-elle périssable malgré les prétentions de l’art à conjurer la mort, et celle des institutions à transmettre à la génération suivante des lois, des codes de conduite, des normes et des valeurs ?
S’il y a une crise de la transmission : quelle en est l’origine ? Peut-on y remédier ?
Il s’agit d’évaluer les atteintes portées à la culture et de déterminer les responsabilités. Y a-t-il un crime ? Quelle est la gravité de l’acte ? Y a t-il intention de tuer ?
En quoi la vie de l’esprit est-elle menacée et peut-elle résister aux assauts ? Le diagnostic est-il juste ? La santé est-elle menacée ?
Au bout du parcours : ce sera l’occasion de mieux redéfinir la culture, ses valeurs et d’évaluer les stratégies pour que l’homme continue à transmettre son héritage.
Qu’est-ce qui fait la vie de la culture ? Est-elle éternelle ou éphémère ?
Analyse détaillée : Peut-on : possibilité et droit : atteintes à portée +- réussies
I Peut-on parler d’assassinat à propos de culture ?
Le terme le plus problématique était assassiner
1) Difficulté N°1 : Fallait-il considérer l’assassinat au sens propre ?
Hyp 1 : Si oui, il s’agit d’analyser les phénomènes comme le terrorisme, l’éthnocentrisme, mais on a très vite montré qu’en tuant une culture on ne tue pas la culture….sauf à vouloir la destruction du genre humain, extrême que la raison ne saurait écarter à la légère. L’arme nucléaire comme progrès technique et menace inédite…
Objection : Cependant, à raisonner ainsi on promeut l’illusion d’une culture nature : la culture serait toujours déjà là, tel un héritage que d’autres reprendront à ma place. Mais tuer une culture, n’est-ce pas déjà tuer la culture ? En effet, c’est un peu de la vie de l’esprit qui disparaît : porter atteinte à une culture c’est porter atteinte à la vie de l’esprit…, c’est une amputation la culture n’est pas la somme abstraite de toutes les cultures, mais elle peut être pensée comme un corps spirituel,
Problème : Ce qui doit nous amener très vite à repenser les liens entre la culture et la nature.
On n’assassine jamais qu’un être vivant : il faudrait donc analyser ce qui fait la vie de la culture et étudier ses résistances.
Difficulté n°2 : Y a-t-il continuité ou rupture entre la nature et la culture ?
Hypothèse 1 : La vie et la mort d’une culture ferait partie du cycle de la vie : il n y aurait pas à s’en émouvoir
Hyp 2 : Sur la base des définitions classiques
L’arme politique : censure cf Beaumarchais
Réduction de l’humanité à l’animalité
Mais pb d’éducation : refus de l’effort, mille petits crimes discrets dans le refus de se discipliner
Ex Kant animalité humanité
Perte des civilités et pire de la morale
Au niveaude l’ entreprise comme des particuliers, sens civique…a cessé d’être évident
Réponse alternative :
Que gagne la vie à être connue ? La culture
La culture serait l’une des formes de la vie
Michel Henry La barbarie de la sicence moderne : il faut penser la culture autrement
La culture : auto-transformation de la vie
Humanisation, spiritualisation
Confiance dans la vie, mais possibilité de la barbarie implique ne remise en question radicale
On peut aussi considérer que l’assassinat est une hyperbole et que le sujet porte le désintérêt pour la culture ou encore sur le succès de la culture de masse. Ce qui mérite une partie.
II La santé de la culture est-elle fragile ?
1) Dangers possibles : Il vaut mieux donc s’intéresser à ce qui fait problème :
La mondialisation …. la culture de masse, le téléchargement, la télé réalité et autres phénomènes contemporains qui montrent
Internet : vendre des expériences
Informatique
Hannah Arendt la culture de masse
La vie privée et la vie publique
L’industrie : la culture est-elle une marchandise ?
Une œuvre d’art un objet de consommation ?
2) Conséquences : ce qu’on peut perdre identité : qu’est-ce que vivre sans mémoire ? Est-ce encore vivre humainement ?
Au niveau de l’espèce :
Rousseau et l’homme à l’état de nature
Comment penser l’autodestruction de l’homme ?
Qu’est-ce qu’un peuple sans histoire ?
Au niveau politique : la République et la culture régionale
Uniformisation aboutit à quoi ?
Formes modernes du travail : analyse de Marx
L’Afrique et les boubous
Au niveau individuel : désocialisation difficultés à communiquer via chat, porno rend plus difficile l’amour
3) Limites de ces menaces
Comment estimer la santé d’une culture ? Indicateurs économiques sont-ils suffisants ?
Définitions à travers des exemples
une langue peut être morte, au sens où elle n’est plus pratiquée, mais l’esprit de cette langue peut être encore présent : le yddish s’apprend moins, mais l’humour de Woody Allen irradie…un peu partout dans le monde.
Que vaudraient des musées qui ne seraient jamais visités ? en même temps, si l’éducation cesse de susciter la curiosité artistique…
Savons-nous toujours reconnaître ce qui a un intérêt culturel ? Ex mépris pour les cultures différentes…
Ex peintres impressionnistes méprisés en leur temps
Informatique : aussi des effets positifs : rationaliser, échapper aux censures
Tradition et nouveauté….
D’où le nouveau problème Qu’est-ce qui fait la vie de la culture ? Comment juger de sa valeur ?
III A-t-on le droit d’assassiner la culture ?
Comment évaluer la valeur culturelle ? En quoi la culture est l’un des biens les plus précieux
1) Nature de la culture : Lutter contre les préjugés : la culture n’est pas un luxe
Définitions du cours Valeur Bienfaits : Ce qu’apporte la vitalité culturelle et ce qu’on perdrait sans elle
La reconnaissance de la valeur de la culture ne donne-t-elle pas des devoirs ?
2) Nature de la crise : Pourquoi refuser son héritage ? Pourquoi vouloir vivre absent à soi-même ? Pourquoi ne pas vouloir prendre soin de son âme ? le problème philosophique Platon Vie de l’esprit et transmission
3) Engagement défense de la vie culturelle
Valeur Bienfaits : Ce qu’apporte la vitalité culturelle et ce qu’on perdrait sans elle
Besoin de normes comme de créativité
La reconnaissance de la valeur de la culture ne donne-t-elle pas des devoirs ?
Défense de la culture : des enjeux politiques
La culture gratuite mais promotion del ’Etat, enseignement artisitique
Inventer des réponses adaptées aux nouveaux défis
Education Le travail L’économie
Ironie de la Révolution culturelle mao
Rev Française et la pratique des langues
La censure et la liberté d’expression : meilleurs vecteurs de la culture ?